Nicola Sirkis: “J'ai envie de passer ŕ autre chose”
04/12/2009 20:32 par indo60
Depuis 2005, les rumeurs sur la fin d'Indochine ne cessent de courir
“Je rends hommage à Stéphane chaque fois sur scène”
Une communauté de fans qui ne s'explique pas
Galerie photos
Audio: des extraits de l'interview
PARIS Indochine fêtera ses 30 ans d'existence en 2011, un exploit pour un groupe qui a traversé toutes les épreuves. Dans les années 90, l'album Wax est très mal accueilli, le frère jumeau de Nicola décède tragiquement. On prononce l'arrêt du groupe dans la presse. Dix ans plus tard, Indo a pris sa revanche et est encore là, au sommet de sa carrière.
Vous fêtez bientôt les 30 ans du groupe, est-ce que vous avez l'impression d'avoir trouvé un équilibre au sein d'Indochine ?
“J'ai vraiment l'impression d'être enfin dans le groupe auquel j'avais envie d'appartenir. Cela fait 3 ans qu'il y a un vrai esprit de groupe. Dans les débuts du groupe, on était dans l'inconscience fragile, c'était ingérable, je n'ai jamais été aussi malheureux au sein du groupe que pendant les 3 premiers albums. Il y avait un manque de confiance de Dominique vis-à-vis de Stéphane et moi. Mais je ne pourrai jamais autant remercier le talent de Dominique.”
Que feriez-vous si le groupe se terminait ?
“Il va falloir que j'y songe... Je m'occuperais de mes enfants sans doute. Je ne voudrais pas que ça se termine après une tournée. Après les 3 dates à Bruxelles, on a été en off pendant 10 jours, qu'est-ce que je me suis emmerdé !”
Dans Un singe en hiver, vous chantez qu'Indochine, c'est toute votre vie...
“Oui j'en suis tout à fait conscient; si je renonce à Indo, je renonce à une partie de ma vie. J'ai donné ma vie à Indochine, j'y ai laissé mes plumes, des histoires sentimentales mais j'ai aussi vécu des moments incroyables. Après, la question sera posée... Notre public me convainc tous les jours de continuer. Quand je vois pendant les concerts tout cet amour, cette énergie positive qui se dégage, ça me donne envie de vivre cette tournée éternellement; or, je sais qu'elle va s'arrêter, même si ce n'est que dans 8 mois. Donc oui ça me fait de la peine. Rien n'est éternel malheureusement, même si j'aimerais bien.”
Une suite à votre carrière d'écrivain ?
“Twitter m'a donné une idée, j'ai envie de réunir toutes les photos que je fais pendant la tournée pour en faire un petit livre.”
Un album en gestation ?
“Je ne peux pas le garantir mais j'ai envie d'en faire un. Je ne peux pas me permettre de sortir un mauvais album parce que j'aurais honte. Sur Alice&June, je voulais qu'on aille tous au Japon, qu'on s'y installe un an, mais je n'y suis pas arrivé. Je voulais qu'on se mette en danger, qu'on sorte de cette routine. Le problème c'est que, dans ce groupe, il y en a qui ont besoin de cette routine. Ce n'est pas facile car on a chacun des enfants. Je n'ai pas envie de faire un énième album de plus entre le mois de juin et la rentrée scolaire. J'ai vraiment envie de passer à autre chose. J'ai cette envie-là depuis un bout de temps, de changer de vie. Et si je n'arrive pas à faire ça, j'arrêterai Indochine.”
Le 29 novembre, Indochine ouvrira la nouvelle programmation des Virgin 17 Sessions. Le rendez-vous musical s'installe en prime time sur la case du dimanche. Pour le premier des concerts très privés et prisés, la chaîne a convié Nicola Sirkis pour un show cases devant une centaine de privilégiés.
Dans un décor de rideaux de velours et lustres baroques, Indochine présentera les titre de « La République des météors », ainsi que des extraits de « Paradize » et « Alice & June ».
Virgin 17 Session rejoint ainsi J'aime beaucoup ce que vous faîtes (animé par Olia Ougrik), Virgin 17 part en live et En studio avec (Stéphane Basset), dans la catégorie des émissions musicales. En attendant les jeux Music Strip (Ariane Brodier) et Chante si tu peux ! (Bruno Guillon)...
http://www.toutelatele.com/article.php3?id_article=21040
Dans les coulisses de l'enregistrement du mini-concert qu'a donné le groupe rock français pour Virgin 17.
Dimanche 27 septembre. Ils sont 250 veinards à se masser devant les grilles d'un studio niché au cœur du Pré Saint Gervais, près de Paris.
C'est là que le groupe Indochine enregistre un mini-concert pour Virgin 17. Le premier d'une série baptisée Virgin 17 session. « C'est le grand retour des mini-concerts sur notre chaîne, explique Gilles Danie,l directeur des programmes de Virgin 17. Et Indochine est un groupe à côté duquel on ne pouvait pas passer. En prime, ils n'ont pas été difficile à convaincre ! »
Seul bémol, comme à son habitude Nicola Sirkis réservera ses impressions à son entourage seulement. Pas de presse pour le prince du rock français. Qu'à cela ne tienne, on mesure sa popularité en se frottant à son public qui patiente à l'extérieur en reprenant les standards du groupe.
16h15. A l'intérieur, l'heure est aux répétitions pour la bande à Nico. Du velours rouge a été tendu tout autour de la scène qu'illuminent de grands lustres. Ambiance baroque et intimiste assurée. Emmitouflé dans une grande écharpe et coiffé d'une large casquette, Mister Sirkis lutte contre une mauvaise crève et se voit contraint d'économiser sa voix avant l'heure H. A n'en pas douter, il aura bien besoin de sa tisane au thym et au miel pour tenir tout le concert ! Encore deux ou trois indications à ses compères d'Indochine et le voilà fin prêt à regagner sa loge pour revêtir son costume de lumière. Ce sera noir pour tout le monde d'ailleurs !
17h. Les premiers afficionados se pressent devant la scène. Ont-ils remarqués les deux ou trois nounours éparpillés devant la batterie de Mister Shoes ? Sans doute ! A l'arrivée de leurs héros du jour, certains –en total look gothique- tendent des bouquets de fleurs, d'autres applaudissent à tout rompre scandant du « Nicola » à tout-va. Au total, une quinzaine de chansons –principalement les titres de Républika, le dernier album d'Indochine- seront proposées à un public... bien plus sage qu'on ne l'aurait imaginé ! Mais au final chanceux d'avoir eu la primeurs d'un tel show !
http://www.tv-grandes-chaines.fr/contenu_editorial/pages/toute-la-tele/1676-indochine-en-concert-prive-sur-virgin-17-on-y-etait

- le 5 mars 2010 : Rouen - Zénith
- le 6 mars 2010 : Caen - Zénith
- le 9 mars 2010 : Strasbourg - Zénith
- le 10 mars 2010 : Dijon - Zénith
- le 13 mars 2010 : Lyon - Halle Tony Garnier
- le 14 mars 2010 : Epernay - Millesium
- le 18 mars 2010 : Lille - Zénith (Complet)
- le 22 mars 2010 : Angoulême - Espace Carat
- le 23 mars 2010 : Nantes - Zénith
- le 26 mars 2010 : Bruxelles - Forest National (Complet)
- le 27 mars 2010 : Bruxelles - Forest National (Complet)
- le 30 mars 2010 : Toulouse - Zénith
- le 31 mars 2010 : Bordeaux - Patinoire Mériadeck
- le 3 avril 2010 : Troyes - Le Cube
- le 9 avril 2010 : Amnéville - Galaxie
- Le 10 avril : Genève - Arena
- le 26 juin 2010 : Paris (Saint-Denis) - Stade de France (Complet)
meteor tour site indochine
- le 6 octobre 2009 : Rouen - Zénith (Complet)
- le 9 octobre 2009 : Caen - Zénith (Complet)
- le 10 octobre 2009 : Angers - Amphitéa 4000 (Complet)
- le 13 octobre 2009 : Rennes - Musik hall (Complet)
- le 14 octobre 2009 : Nantes - Zénith (Complet)
- le 17 octobre 2009 : Bordeaux - Patinoire Mériadeck (Complet)
- le 18 octobre 2009 : Toulouse - Zénith (Complet)
- le 21 octobre 2009 : Bruxelles - Forest National (Complet)
- le 22 octobre 2009 : Bruxelles - Forest National (Complet)
- le 24 octobre 2009 : Bruxelles - Forest National (Complet)
- le 6 novembre 2009 : Orléans - Zénith (Complet)
- le 7 novembre 2009 : Limoges - Zénith (Complet)
- le 12 novembre 2009 : Pau - Zénith (Complet)
- le 13 novembre 2009 : Marseille - Le Dôme (Complet)
- le 16 novembre 2009 : Montpellier - Zénith (Complet)
- le 17 novembre 2009 : Nice - Nikaia
- le 20 novembre 2009 : Lyon - Halle Tony Garnier (Complet)
- le 21 novembre 2009 : Lyon - Halle Tony Garnier (Complet)
- le 24 novembre 2009 : Amnéville - Galaxie (Complet)
- le 25 novembre 2009 : Strasbourg - Zénith (Complet)
- le 28 novembre 2009 : Génève - Arena (Complet)
- le 29 novembre 2009 : Dijon - Zénith (Complet)
- le 3 décembre 2009 : Lille - Zénith (Complet)
- le 4 décembre 2009 : Lille - Zénith (Complet)
- le 8 décembre 2009 : Tours - Parc des expositions
- le 9 décembre 2009 : Amiens - Zénith (Complet)
- le 12 décembre 2009 : Saint-Etienne - Zénith (Complet)
- le 13 décembre 2009 : Chambéry - Le Phare (Complet)
- le 17 décembre 2009 : Clermont-Ferrand - Zénith (Complet)
- le 18 décembre 2009 : Le Mans - Antarès (Complet)
Nicola Sirkis : « J'ai 50 ans, mais pas dans ma tête »
le 22.11.2009
Entre deux concerts lyonnais, le chanteur d'Indochine est venu hier au Progrès rencontrer les journalistes de la rédaction
Nicola Sirkis est venu hier en début d'après-midi rendre visite à la rédaction du Progrès. Tout juste remis d'un concert de plus de deux heures la veille, et avant une autre date hier soir, le chanteur d'Indochine a pris le temps de débattre avec nous de différents points d'actualité, avec une attention et une gentillesse qui ont séduit toute l'équipe présente.
Certains de vos fans vont jusqu'à dormir à l'entrée des salles. Est-ce que c'est embarrassant, est-ce que vous vous sentez responsable d'eux?
Il faut déjà dire que c'est grâce à eux que j'existe, et j'ai beaucoup de chance de les avoir. Je suis très fier d'eux, la plupart sont des gens très intéressants. Mais pour ce qui est de la « fanitude », si l'on peut dire, je n'y peux pas grand chose, à vrai dire. Je m'entoure de gens qui ont pour mission de veiller sur eux, autant qu'on peut le faire. On met des vigiles devant les salles, pour protéger les gens qui dorment sur place. Il y a une grande convivialité et une grande tolérance, dans le monde des fans. Mais il y a aussi des gens moins bienveillants. Mais c'est ainsi que fonctionne le monde ...
Vous avez beaucoup de contacts avec eux ?
J'ai eu envie, à Bercy, d'aller les voir. Ils avaient dormi plusieurs nuits sur place. Mais je me suis dit que ça allait inciter d'autres gens à faire de même, et je ne voulais pas entraîner de débordement. Mais sinon, on a beaucoup de contacts, grâce à myspace ou twitter. Vous seriez surpris de voir ce que l'on m'envoie. C'est quelquefois ouvertement sexuel. Internet est un grand défouloir...
C'est aussi ça Indochine : une machine à transgresser...
Ce n'est pas quelque chose que je cherche de façon systématique. Il y a dans le rock un espace de liberté entièrement préservé, dans une époque où les interdits se bousculent. Mais je n'ai pas écrit plusieurs morceaux sur la guerre de 1914-18 dans cette optique, par exemple. Ce n'est pas un sujet pour teenager...
Est-ce que vous arrivez à avoir une vie privée ?
Oui, tout à fait, j'essaie de vivre une vie tout à fait normale. Je suis allé voir la Biennale d'art contemporain jeudi à Lyon, ça m'a passionné. Je fais des courses, je vais au cinéma tout seul, personne ne m'embête. Les fans sont très respectueux. Il y a parfois des attitudes négatives, ce qui m'étonne toujours. Il y a des gens qui ne nous connaissent pas et qui ont décidé qu'on était des cons...
Vous avez été beaucoup moqué à une époque. C'était difficile?
C'était une mode. Et cette mode est passée, parce que les gens se sont rendus compte de l'importance que l'on a prise, et du nombre de nos fans.
Vous suivez l'actualité, qu'est-ce qui vous a marqué récemment ?
Je crois que ce qui se passe à France Telecom est mega important. C'est une remise en cause de notre système de vie, de cette course à la réussite. On a acculé des gens à faire des choses qui leur sont insoutenables. La pression, c'est quelque chose qui peut torpiller une société. Ce qui s'est passé à France Telecom, c'est une nouvelle forme de révolte, d'une violence inouïe. C'est une crise sociale.
Dans votre métier, c'est la même chose ?
Parfois, oui. J'ai rencontré une jeune artiste la semaine dernière, qui fait de la jolie musique. Mais elle m'a sorti en dix minutes tous les potins du showbiz. A 19 ans, elle savait déjà qui vend beaucoup de disques, qui est en recul, et qui a le vent en poupe. Ca m'a semblé tellement vain, cette histoire de comptabilité...
Si vous aviez été anglophone, vous auriez eu une carrière internationale. C'est un regret?
Je ne sais pas, je n'ai pas vraiment envie de passer ma vie en tournée, comme je vois le faire les musiciens anglais ou américains. Mais c'est une question que je me suis posée. Si ça se trouve, on n'aurait pas duré du tout si l'on avait chanté en anglais. J'ai un accent horrible, de toute façon...
>> ça marche aussi dans d'autre pays, Indochine?
Oui, en Amérique du Sud, en Suède, au Québec. Mais les pays anglo-saxons, c'est très difficile. Il aurait fallu leur consacrer une énergie que j'ai préféré investir en France...
Comment faites-vous pour continuer à intéresser le jeune public?
Je ne fais rien, en fait. Ce que j'écris touche les jeunes, c'est tout. J'ai 50 ans pour l'état-civil, mais absolument pas dans ma tête. Cela dit, j'écris toujours la même chanson autour des mêmes thèmes : l'absence, la séparation... Ce sont des questions que l'on se pose toute sa vie.
On fait aujourd'hui un sujet sur l'Afghanistan. Qu'est ce que ça vous inspire?
Il y a deux choses. L'armée française est devenue une armée de pacification. Elle travaille pour les populations civiles. Je crois que si il n'y avait pas eu les années soixante et la génération Woodstock, on n'en serait pas là. Mine de rien, le rock a eu un rôle politique très important. D'autre part, il y a la situation propre à l'Afghanistan. J'ai l'impression que tout le monde s'y casse les dents. Le problème, c'est la drogue. L'Irak avait le pétrole, mais en Afghanistan, c'est la drogue. Je crois qu'il y aura encore deshttp://www.vip-blog.com/zenouveau.php?zeclass=1109&zepicture=indo60-vip-blog-com-449559131109FSH7841-original.jpg générations sacrifiées...
Et la question religieuse, vous en pensez quoi?
Je crois à la tolérance, une tolérance absolue. Je suis pour le mariage homosexuel, pour l'adoption par les homosexuels. Mais je suis aussi pour le port du voile, s'il est librement choisi. L'essentiel, c'est que l'on nous tolère nous aussi.
Vous allez jouer au Stade de France. Comment on décide ça?
J'avais envie de marquer le succès de cette tournée par un gros événement. Le Stade de France, c'est comme une médaille à notre revers !